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Avec le sens de l'à-propos qui nous caractérise, nous publions en ce début d'été deux ouvrages qui viennent du froid : La Jérusalem du pauvre, extrait des carnets du finlandais Ville Ranta et Hiver Rouge d'Anneli Furmark qui se passe en plein hiver, au fin fond de la Suède.

 

La Jérusalem du pauvre est le quatrième titre que nous publions de Ville Ranta, l'un des chefs de file de la bande dessinée finlandaise depuis quelques années. Après une parenthèse consacrée à des ouvrages de fiction historiques (L'exilé du Kalevala et Sept Saisons), Ville renoue avec les carnets autobiographiques. La Jérusalem du Pauvre est donc dans la veine de son Papa est un peu fatigué que nous avons publié en 2006. On retrouve Ville, un peu plus âgé et toujours confronté au problème de la paternité, sa petite amie étant sur le point d'accoucher et de donner naissance au quatrième enfant de cette famille recomposée. Ville, qui s'était promis à l'occasion d'une résidence d'auteur en Italie (dans la fameuse Jérusalem du pauvre) de ne plus avoir d'enfant, a bien du mal à se faire à l'idée de devenir une nouvelle fois père. Se greffent à ces questionnements des réflexions existentielles sur son travail d'auteur, la reconnaissance du public, la difficulté de vivre de son métier, le tout avec un ton résolument décalé et caricatural, servi par un dessin virtuose et toujours plus libre...

 

Ce qu'en dit Marie Arquié sur Radio Nova: « Les errances de la quarantaine crayonnante, avec lucidité et une cruauté douce. Une plongée dans la procréation pour un père de famille artiste qui ne sait plus à quel saint se vouer quand ceux de sa femme commencent à tomber... Une bd remarquable. »

 

L'autre bande dessinée que nous sortons avant le début des vacances est donc Hiver Rouge d'Anneli Furmark (Suède), dont nous avons déjà publié le très touchant Centre de la Terre en 2013. Dans ce nouvel ouvrage, une fiction qui se déroule dans les années 1970 au nord de la Suède, Anneli Furmark peint le portrait d'une femme mariée et mère de deux enfants qui tombe amoureuse d'un jeune militant communiste récemment arrivé en ville. Nul besoin de connaître le contexte politique de l'époque pour apprécier cette histoire d'amour très sensiblement racontée, à travers les yeux de cette femme, mais aussi de sa fille et du reste de son entourage. Anneli a un réel talent pour installer une ambiance singulière et un ton qui lui est propre pour raconter les histoires de familles. Sa palette de couleurs retranscrit la rigueur du climat mais aussi la fougue des sentiments, avec une attention particulière accordée aux paysages urbains de cette petite ville de campagne, qui reflète l'importance qu'attache toujours Anneli à la représentation de l'environnement. Cet Hiver Rouge est une grande réussite,

 

Ce qu'en pense Anne-Claire Norot dans Les Inrockuptibles: « Anneli Furmark décortique avec empathie et précision les mécanismes des relations amoureuses et familiales... Son écriture est subtilement poétique et ses dialogues sonnent toujours juste. »

 

Bonnes lectures et bonnes vacances !


Serge


 

Un été scandinave
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