Voilà, avec ce blog on vous fait part des infos sur les titres çà et là,
les projets, les auteurs et plein
d'autres choses quand y'a le temps...
Sortie cette semaine du livre de Rosalind Penfold (Canada).
Dans les Sables Mouvants est un témoignage brut, celui d'une femme victime de violences conjugales. Dans ce terrible récit, Rosalind détaille les dix années infernales qu'elle a vécues avec son compagnon, les doutes, la peur, les coups... et l'infernale spirale du déni et de la culpabilisation.
Une histoire édifiante, qui prend à rebours les a priori du type "ça n'arrive qu'aux autres" et permet de mieux comprendre les mécanismes psychologiques qui se mettent en place dans ce type de situation. Pour savoir comment des femmes peuvent rester des années avec ces hommes, au risque de perdre leur vie (petit rappel: une femme meurt tous les trois jours en France, victime de son conjoint ou petit ami).
Rosalind Penfold sera à Paris du 2 au 10 novembre pour le lancement de son livre.
Vous pourrez la rencontrer à différentes occasions:
Le samedi 2 novembre,
Rosalind dédicacera son livre de 16h00 à 18h00
dans le cadre du Festival du Film Lesbien et Féministe (attention, accès réservé aux femmes).
(Le Trianon, 80 boulevard Rochechourt, Paris 18ème, Métro Anvers).
Le centre culturel canadien
accueille Rosalind qui présentera son livre
le mercredi 7 novembre à 20h00,
avec la participation de la Fédération Nationale Solidarité Femmes
(Centre culturel canadien, 5, rue de Constantine, 75007 Paris, Métro et RER Invalide
RSVP: 01 44 43 24 91).
Enfin, la librairie Violette & Co
organise une rencontre avec Rosalind
le vendredi 9 novembre, à partir de 19h00
(Violette & Co, 102 rue de Charonne, Paris 11ème, Métro Charonne ou Faidherbe)
A voir également: le site de l'association créée par Rosalind et ses amis pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales: www.friends-of-rosalind.com.
... Passez voir l'exposition "Who can a Monster blame for being blue", consacrée à Karlien de Villiers, l'auteur de Ma Mère Etait une très belle femme. Vous pourrez découvrir ses peintures de femmes sud-africaines, sur le thème des violences faites aux femmes.
The Waiting Room, acrylique, 51x60,5cm, 2007
Galerie Erdmann Contemporary, vernissage le 31 octobre, exposition jusqu'au 24 novembre 2007...
Bon, évidemment, la probabilité qu'un lecteur ou une lectrice de ce blog habite en Afrique du Sud est relativement faible. Si vous habitez en France, profitez-en pour passer vos vacances de la Toussaint là où il fait chaud... en plus il n'y a pas de décalage horaire... mais qu'attendez-vous pour sauter dans l'avion ?!
N'oubliez pas de faire la bise à Karlien de notre part.
Happy birthday to us !!!
Cela fait maintenant deux ans que les premiers livres des éditions çà et là sont sortis (en l'occurrence A Strange Day de Damon Hurd et Tatiana Gill et Points de Vues de Peter Kuper).
Une vingtaine de livres plus tard (voir là), après des débuts un peu chaotiques, quelques frayeurs mais aussi de bonnes surprises, nous sommes toujours sur le pont. On va essayer de garder le cap et continuer à vous proposer la bande dessinée que nous aimons, pendant quelques années encore ...
Sortie cette semaine de Alec, Graffiti Kitchen de Eddie Campbell.
...avec une belle couverture conçue par Vincent Montagnana,
un excellent lettrage de Anne Beauchard
et une magnifique traduction de Jean-Paul Jennequin.
Deuxième volume de la saga autobiographique ou autofictionnique initiée par Eddie Campbell à la fin des années 70, Graffiti Kitchen est la suite des pérégrinations de Alec MacGarry, l'alter ego de Eddie Campbell. Ce volume est consacré aux dernières années de l'auteur en Angleterre, puis à son exil forcé pour cause de mariage "down under", en Australie.
Si le premier volume, Alec, La Bande du King Canute était inspiré des romans autobio de Henry Miller, Graffiti Kitchen est plus influencé par des auteurs comme Bukowski, notamment dans la première partie. Des références bien littéraires, mais le gars Campbell lorgne de façon assumée vers ces écrivains, qui l'inspiraient visiblement plus que la plupart des auteurs de bande dessinée de cette époque.
Strictement réservé à ceux qui n'ont pas peur de passer plus de 5 minutes de lecture par page, ou de ne pas toujours tout comprendre au premier coup d'oeil...
Bravo à Paul, qui a découvert ce qu'était le Schmilblick.
The Mourning Star de Kazimir Strzepek (essayez un peu de dire son nom à voix haute pour rigoler) a été publié en 2006 par les toutes jeunes éditions Bodega, avec une superbe couverture conçue par Jordan Crane. Kazimir, qui n'est pas un gros monstre orange à pois verts, a reçu un Ignatz Award ce week-end pour Mourning Star, au cours de la convention SPX qui se tient chaque année à Bethesda, dans le Maryland.
The Mourning Star est un véritable ovni, un petit bijou de roman graphique de s.f. indé (si ! si !).
Prévu pour la fin 2008 de ce côté-ci de l'Atlantique.
Indice n°2: l'auteur du Schmilblick vient de remporter un prix au cours d'un festival de bd indé organisé la semaine dernière dans l'état de la terre de Marie (E.U)...
Et comme je suis joueur, je passe le gain à 4 livres publiés ou à publier du catalogue çà et là.

Le Schmilblick est un ouvrage que nous allons publier courant 2008, et dont nous n'avons encore jamais parlé sur ce blog. Le premier ou la première qui trouvera le titre original et l'auteur du Schmillblick gagnera deux ouvrages de son choix du catalogue çà et là.
Petit indice: "voici venu le temps des rires et des chants".
Kézako ?
Il sagit de l'une des planches d'onomatopées créées par Anne Beauchard pour le lettrage de Château l'Attente de Linda Medley. Anne pioche dans ces planches, puis étire, tord, malaxe les mots pour qu'ils utilisent le même espace que les onomatopées de la version originale. Le lettrage de ce copieux ouvrage (464 pages) a été réalisé par Anne et Aymeric Lalevée qui ont trimé comme des malades pour finaliser le livre en temps et en heure.
Anne, qui assure le lettrage de la plus grande partie des livres publiés par çà et là depuis maintenant 1 an et demi, a travaillé 26 heures d'affilée (!!!) ce week-end afin que nous puissions faire partir les pages à l'impression lundi matin et respecter la fatidique date de sortie du 16 novembre.
Merci Anne.
La petite affaire qui secoue en ce moment le mileu de la bande dessinée indé américaine, c'est "The Guilford Incident". Le prof de lettres d'un collège de la ville de Guilford à été obligé de démissionner après que les parents de l'une de ses élèves (âgée de 14 ans) se soient plaints du caractère "quasi pornographique" d'un ouvrage que l'enseignant avait donné à étudier en classe.

L'ouvrage en question est Eightball # 22, de la série créée par Daniel Clowes, auteur entre autres choses de Ghost World. Ce numéro de Eightball a été par la suite utilisé pour la réalisation de Ice Haven, publié en France en mai 2006 par les éditions Cornélius.

Paradoxalement, Ice Haven est sans doute l'ouvrage le moins trash de Dan Clowes dont certaines réalisations baignent dans une ambiance glauque sous forte influence lynchienne. En l'occurence, Ice Haven qui est un véritable petit bijou, est assez violent sur le fond mais plutôt soft en surface. On doit y apercevoir un bout de sein de femme dans une ou deux cases. Suffisamment pour que certains parents s'en offusquent et hurlent à la mort.
Dommage pour l'enseignant en question et pour ses élèves: quel bol d'avoir eu un prof qui fasse lire du Clowes en classe. Je verrais ça très bien au programme de 3ème, avec Jimmy Corrigan de Chris Ware, Un Contrat avec Dieu de Will Eisner, entre Madame Bovary et Le Père Goriot...
Cf l'article sur ce sujet dans un journal du coin.


